Le premier ministre présente des statistiques sur le PIB et les terres

Yellowknife, le 8 novembre 2017 – Le premier ministre Bob McLeod a fait, aujourd’hui, la déclaration suivante afin de clarifier les statistiques qu’il avait fournies lors de récentes entrevues au sujet de l’avenir des Territoires du Nord-Ouest (TNO) :

La semaine dernière, j’ai sonné l’alarme afin de demander la tenue d’un débat national au sujet de l’avenir des TNO. Cette déclaration se fondait sur des questions persistantes que se pose le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO) au sujet des plans du gouvernement fédéral pour le Nord et de son engagement à investir de façon significative, stratégique et coordonnée dans le développement social et économique continu du Nord.

Par la suite, j’ai mentionné en entrevue que 52 pour cent des terres des TNO étaient protégées, c’est-à-dire les terres qui ne peuvent actuellement être aménagées par le GTNO. J’ai depuis fait vérifier ces données et j’aimerais éclaircir ma déclaration ainsi : ce sont 43 pour cent des terres des TNO qui ne peuvent actuellement être aménagées par le GTNO. Ce nombre comprend les terres actuellement protégées, les terres soustraites à des fins de conservation et les terres dont la conservation a été proposée, ainsi que les terres soustraites à des fins de négociations de revendication territoriale et les terres désignées tenues par des gouvernements autochtones, comme l’illustre la carte ci-jointe.

J’ai également affirmé que l’exploitation des ressources représentait 40 pour cent de l’économie ténoise si on la calcule en tant que pourcentage du produit intérieur brut (PIB), et en tenant compte des contributions directes et indirectes. Le PIB fluctue constamment en fonction de l’activité économique des TNO, et, depuis 1999, il y a eu plusieurs années où les contributions directes et indirectes de l’exploitation des ressources ont représenté 40 pour cent ou plus du PIB. En 2015, l’année des statistiques les plus récentes que nous avons, l’exploitation des ressources a représenté 32 pour cent de l’économie ténoise. Bien que les statistiques changent d’une année à l’autre, le fait est que l’exploitation des ressources est et demeure le plus important moteur de l’économie des TNO.

La confusion entourant les statistiques est malheureuse, puisqu’elle détourne notre attention de l’enjeu véritable, soit que les Ténois doivent avoir leur mot à dire sur l’avenir de leur territoire et qu’Ottawa doit les inclure dès le départ dans le processus. Peu importe les statistiques, il n’en demeure pas moins que le gouvernement fédéral n’a pas indiqué clairement à notre gouvernement qu’il a, pour notre avenir à long terme, une vision ou un plan cohérent qui oriente les décisions qu’il prend et applique déjà aux TNO. Les décisions du gouvernement fédéral ont des répercussions importantes sur notre territoire et sa population, et nous voulons faire équipe avec eux afin d’améliorer la vie des Ténois. Nous devons toutefois nous assurer que le gouvernement fédéral est vraiment prêt à écouter et à comprendre les priorités des TNO et à s’engager à y travailler avec nous.