Une directrice d’école de Hay River reçoit le Prix ministériel 2016 pour la justice réparatrice

Hay River, le 9 décembre 2016 – Le ministre de la Justice a annoncé aujourd’hui que Lynne Beck, directrice de l’école secondaire Diamond Jenness de Hay River, a remporté le Prix ministériel 2016 pour la justice réparatrice pour sa contribution significative à l’application de pratiques de justice réparatrice dans son école comme forme alternative de discipline.

Ce prix est décerné chaque année par l’intermédiaire d’un processus de mise en candidature. La candidature de Lynne Beck a été proposée par ses pairs en reconnaissance des répercussions et des changements positifs pour l’école qui ont découlé des politiques qu’elle a mises en œuvre.

Le processus de justice réparatrice permet d’offrir une alternative au système judiciaire traditionnel à des personnes qui sont prêtes à apporter des changements dans leur vie, à assumer la responsabilité de leurs actes et à commencer à réparer les torts qu’elles ont causés à leurs victimes et à la collectivité. L’application de ces principes à des situations du quotidien offre des outils dont les gens ont besoin pour trouver des solutions constructives au conflit.

Citations

« Le Prix ministériel pour la justice réparatrice récompense des personnes qui font preuve de leadership et qui appliquent les principes de la justice réparatrice dans leur quotidien. Cela peut se manifester par la promotion de la paix dans leur vie professionnelle et personnelle, et par des manières de transformer les relations humaines. Lynne Beck mérite très certainement l’honneur qui lui est fait. Je la félicite et la remercie d’avoir amélioré la vie de tant d’élèves.
- Louis Sebert, ministre de la Justice

« Chaque rapport disciplinaire permet de tirer un enseignement. Nous travaillons dans une école. Il nous revient donc d’instruire, d’accompagner, de soutenir les élèves et de leur montrer l’exemple de manière claire, au moyen de ces leçons essentielles que sont la responsabilité sociale et l’épanouissement personnel. L’être humain a un besoin inné de se sentir accepté. Il est à mon sens irréaliste de croire qu’il suffit de suspendre les élèves pour faire disparaître les problèmes, et de s’attendre à ce qu’ils soient acteurs de leur enseignement à leur retour. Les suspensions temporaires sans pratiques réparatrices accroissent le sentiment de honte et augmentent le désengagement; elles mènent souvent à des degrés de conflit plus élevés, en particulier dans notre monde où les médias sociaux sont rois. »
- Lynne Beck, directrice de l’école secondaire Diamond Jenness                                      

Faits en bref

  • Le Prix ministériel pour la justice réparatrice a été créé en 2014. Les lauréats sont choisis parmi les candidatures proposées par des membres des collectivités.
  • Depuis le mois de mai 2009, près de 200 audiences ont été organisées et ont entraîné une baisse importante du nombre de suspensions temporaires des élèves dans les écoles. Les méthodes alternatives que constituent les discussions axées sur la médiation donnent lieu à des plans concrets permettant d’aller de l’avant et de rétablir la dignité des deux parties engagées dans un conflit.
  • Il est évident que l’approche fonctionne, car aucun élève n’a été suspendu au cours des deux dernières années scolaires.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec :

Sue Glowach
Conseillère principale en communications
Ministère de la Justice
Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest
Tél. : 867-767-9256, poste 82449
Courriel : sue_glowach@gov.nt.ca