Wanda White

Titre du poste

Gestionnaire de la santé de la population

Ministère

Santé et Services sociaux

Nombre d’années au GTNO

26 ans - RETIRED

Formation

Infirmière autorisée, Hôpital Western Memorial
Baccalauréat ès sciences, Université de Victoria
Maîtrise en études sur la santé, Université Athabasca
Formation continue en lutte contre les maladies infectieuses

Quel est votre rôle au sein du GTNO?

Mes principales responsabilités sont de planifier, de mettre en œuvre, d’offrir et d’évaluer des programmes de prévention destinés à des secteurs comme la santé sexuelle et l’immunisation, et à des maladies comme le VIH, la syphilis et la tuberculose. Avec l’arrivée de nouvelles maladies infectieuses, comme les superbactéries et les récentes éclosions de grippe H1N1, je suis responsable de la réponse du Service de protection de la santé à ces menaces publiques, de concert avec tous les professionnels de la santé des TNO. En somme, mon travail est d’agir de façon proactive en matière de prévention des maladies et de protection du public. En cas d’éclosion, notre équipe travaille en étroite collaboration avec les fournisseurs de soins de la santé, les responsables des collectivités, des régions et des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux, dans le but de contrôler toute maladie infectieuse.

Comment le GTNO a-t-il soutenu votre avancement et votre perfectionnement professionnels?

On m’a offert du soutien pour compléter ma maîtrise, alors que je travaillais à temps plein. J’ai aussi eu plusieurs occasions de suivre des cours qui m’ont aidée à étendre encore davantage ma sphère d’activité.

Dans quelles circonstances avez-vous commencé à travailler au GTNO?

En 1987, j’ai quitté Terre-Neuve pour venir m’établir aux Territoires du Nord-Ouest avec mon mari et mes deux jeunes enfants, et j’ai continué à travailler en obstétrique. Mon mari venait tout juste d’obtenir son diplôme en soins infirmiers et les emplois se faisaient alors plutôt rares à Terre-Neuve.

Pourquoi aimez-vous travailler au GTNO?

Après 24 ans au sein du GTNO, mon emploi réussit encore chaque jour à me stimuler. Nous sommes surtout des généralistes dans le Nord et, en dépit de la faible densité de population, les individus et l’ensemble de la collectivité ont des besoins complexes. Mon poste comprend une étendue de responsabilités et de fonctions impressionnante, et demande une expertise considérable en santé publique. Je dois donc investir des efforts continus quant à la recherche, à l’élaboration et à la mise en œuvre de programmes. Comme la santé publique est un domaine en constante évolution, il faut rester au fait des nouveaux programmes d’immunisation, des nouvelles maladies et des nouvelles approches. Et la personne qui en prend la tête doit posséder les plus récentes connaissances et faire preuve de souplesse en adaptant les programmes au contexte des TNO. Mais l’aspect le plus intéressant reste la grande autonomie qui accompagne ces grandes responsabilités. En effet, aussi longtemps que vous faites un bon travail et que vous respectez les objectifs ministériels et gouvernementaux, vous bénéficiez d’un soutien professionnel important.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote de travail intéressante au sein du GTNO?

En 1995, lors de l’éclosion de tuberculose à Lutselk’e, je suis allée aider l’infirmière de la collectivité, qui commençait à être épuisée. C’était alors le mois de janvier, il faisait moins quarante degrés et comme elle était un peu déprimée, nous avons décidé de nous remonter le moral. Nous sommes donc parties sur la montagne et, après avoir fait un feu, nous avons mangé des steaks en guise de pique-nique. Quelques aurores boréales et de bonnes conversations ont suffi à nous divertir, et je n’oublierai jamais la réaction de la représentante en santé communautaire : elle nous croyait folles! Voilà une expérience qu’on ne peut vivre que dans le Nord; j’en compte des centaines tout aussi uniques, vécues avec mes collègues d’ici, et je conserve un souvenir impérissable de chacune d’elles.

Que recommanderiez-vous à un postulant au GTNO?

Faites vos recherches et soyez réaliste. Assurez-vous de bien connaître l’environnement dans lequel vous travaillerez, soyez respectueux et cumulez sans faire de vagues l’expérience et les connaissances requises pour votre emploi. Le Nord vous offre une expérience unique, où vous pourrez avoir une incidence positive sur la vie des gens, tout en apprenant sur les cultures locales. J’ai la chance de mener une carrière très enrichissante aux TNO.

De quelle façon croyez-vous que votre travail a une incidence positive sur la vie des Ténois?

Les TNO présentent l’un des taux de couverture vaccinale les plus élevés, ce qui protège les résidents des maladies évitables par la vaccination, comme la méningite et la rougeole. Je crois que le Bureau de l’administrateur en chef de la santé publique travaille bien avec le public, les fournisseurs de soins de santé, les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux, et je suis fière de faire partie de cette équipe compétente.

Quel est votre parcours et dans quelles circonstances avez-vous commencé à travailler au GTNO?

J’ai commencé comme infirmière autorisée à l’unité des soins intensifs néonataux il y a 33 ans. J’ai ensuite touché à divers domaines des soins infirmiers jusqu’à ce que j’aie mon premier coup de cœur professionnel : l’obstétrique. J’ai travaillé dans ce domaine pendant 10 ans, où j’ai assisté à la naissance de nombreux bébés. Cette spécialité des soins infirmiers est magique, et la joie ressentie chaque fois qu’un bébé vient au monde est difficile à décrire. Puis, comme je souffrais de maux de dos, un problème fréquent chez les infirmières, j’ai choisi de retourner aux études afin de faire que je croyais être surtout un travail de bureau. Mais après 19 années à titre de consultante pour l’équipe des maladies infectieuses, je peux vous dire qu’il ne s’agit pas d’un travail de bureau typique.