La protection de la vie privée pendant une pandémie

Dernière modification : 
jeudi, 09/03/2020 - 08:17

Pendant une pandémie, la transparence est essentielle, car les gens doivent avoir accès à l’information exacte pour se protéger.

Cependant, il faut trouver un équilibre entre la transparence et le droit d’une personne à la protection de ses renseignements personnels et de santé.

Les petites collectivités et l’annonce des cas

Comme pour toute autre éclosion ou pandémie (p. ex., rougeole, coqueluche ou H1N1), la politique des TNO pendant la pandémie de COVID-19 est de ne pas nommer les petites collectivités dans lesquelles des cas sont annoncés.

Cette mesure vise à protéger la sécurité et la vie privée des patients.

Situations où les petites collectivités peuvent être identifiées

S’il est impossible de retrouver les personnes qui ont été en contact avec une personne infectée, et qu’il existe un risque pour le public, nous nommons l’endroit, la date et l’heure où des gens ont pu être exposés, peu importe la taille de la collectivité.

Cette approche a récemment été utilisée pendant une éclosion de rougeole en 2019.

Cette mesure permet aux gens de se manifester afin que les professionnels de la santé puissent les conseiller et lancer une enquête sur les contacts étroits.

Dans une situation grave où une personne ne respecte pas les règles, et qu’il est évident qu’elle est un danger pour la collectivité, nous pouvons diffuser l’information appropriée afin de protéger la santé publique.

Pourquoi ne pas nommer les petites collectivités par défaut?

Le fait de nommer une petite collectivité pourrait faciliter l’identification d’une personne, ce qui pourrait en retour l’exposer à une humiliation publique et à des agressions, surtout sur les médias sociaux, comme nous l’avons vu plus tôt cette année au Canada. La personne visée pourrait alors avoir peur de demander de l’aide, ce qui pourrait mettre sa sécurité et celle des autres en danger.

En cas d’éclosion ou de pandémie, les TNO ont mis en place des protocoles pour retrouver les contacts étroits des personnes ayant reçu un diagnostic positif, conseiller ces personnes et leur demander de s’isoler en toute confidentialité.

Lorsque la collectivité n’est pas en danger, il n’y a aucun avantage à la nommer et à risquer de la stigmatiser.

Pourquoi nommer les plus grandes collectivités par défaut?

Les responsables de la santé publique seront aussi transparents que possible, pourvu que cela ne pose pas de risque pour la sécurité et la vie privée d’une personne.

Les collectivités plus populeuses comme Inuvik, Fort Smith, Hay River et Yellowknife sont nommées par défaut parce qu’il est beaucoup moins risqué qu’une personne soit identifiée par son lieu de résidence seulement.