La première ministre, Caroline Cochrane, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Diane Thom, et l’administratrice en chef de la santé publique, la Dre Kami Kandola, ont publié aujourd’hui la déclaration commune suivante afin de clarifier l’Arrêté de santé publique lié à la COVID‑19 sur les restrictions concernant les déplacements et le protocole d’auto‑isolement actuellement en vigueur :
« Les restrictions concernant les déplacements sont une mesure légitime et nécessaire qui a été mise en place par l’administratrice en chef de la santé publique (ACSP) afin d’aider à ralentir la propagation de la COVID-19 et d’alléger ses répercussions sur les résidents, les collectivités et le système de santé des Territoires du Nord-Ouest (TNO).
L’ACSP n’a peut-être pas le pouvoir d’interdire aux Canadiens de pénétrer aux TNO, mais elle a bel et bien le pouvoir de restreindre les déplacements à l’intérieur de nos frontières.
En vertu des arrêtés en vigueur et dans le but d’assurer le respect de ces arrêtés, tous les voyageurs entrant aux TNO sont accueillis à un point de contrôle par un agent frontalier.
L’agent frontalier leur demandera de l’information; s’ils ne correspondent pas à l’une des catégories d’exemption définies, l’agent frontalier leur expliquera les restrictions de santé publique concernant les déplacements en vigueur aux TNO, notamment l’exigence pour toute personne entrant aux TNO de s’auto-isoler pendant 14 jours.
Les voyageurs ont la possibilité de faire demi-tour de leur propre gré. S’ils choisissent de ne pas le faire, on leur dira alors qu’ils doivent obtenir une exemption pour circonstances exceptionnelles et qu’ils doivent immédiatement s’auto-isoler s’ils souhaitent entrer aux TNO.
Il s’agit d’un changement à la façon dont l’arrêté a été appliqué jusqu’au 29 mai, changement qui témoigne d’une volonté de mieux harmoniser son application avec les dispositions relatives à la liberté de circulation de la Charte canadienne des droits et libertés (la Charte).
Avant le 29 mai, les autorités frontalières demandaient aux gens de faire demi-tour pour retourner à leur point d’origine s’ils ne correspondaient pas à l’une des catégories d’exemption définies, afin de répondre à nos objectifs.
Le processus décrit ci-dessus est une mesure intérimaire, et l’ACSP et son équipe travaillent avec diligence afin de modifier l’arrêté sur les restrictions concernant les déplacements et sur l’auto‑isolement pour protéger avec transparence la liberté de circulation prévue dans la Charte.
Lors d’une entrevue à la chaîne télévisée de la CBC le lundi 8 juin, on a demandé à la première ministre Cochrane si le tourisme était hors de question aux TNO. Elle a répondu que le tourisme est envisageable tant et aussi longtemps que les gens s’isolent pendant 14 jours, conformément à l’application actuelle des arrêtés de l’ACSP.
L’approche du GTNO à l’égard du tourisme durant la pandémie est toujours en cours d’élaboration, mais on s’attend à ce que les TNO permettent, dans leurs nouveaux arrêtés, les déplacements entre le Nunavut et les TNO, et qu’ils encouragent le tourisme entre les deux territoires.
La première ministre a fait ces remarques dans le contexte de l’actuelle compréhension des contraintes de la Charte sur les pouvoirs de l’ACSP et dans l’intention de promouvoir le tourisme chez les résidents des TNO et du Nunavut.
Bien qu’il respectera le droit de tout Canadien d’entrer aux TNO, le GTNO continuera tout de même d’appliquer les arrêtés de l’ACSP visant à restreindre les déplacements aux TNO, qui sont légitimes, y compris les restrictions sur les voyages d’agrément dans le territoire, afin d’assurer la santé de tous les résidents des TNO et la protection des collectivités.
Comme il a été déclaré en Chambre hier, de nouveaux arrêtés sur les déplacements devraient entrer en vigueur en même temps que la phase 2 du plan Une reprise avisée; lorsque ces arrêtés auront été mis au point, ils seront expliqués en détail aux résidents des TNO et aux médias. »

