Caroline Wawzonek, ministre des Finances et ministre responsable de la fonction publique, et Lesa Semmler, ministre de la Santé et des Services sociaux, ont fait les déclarations suivantes aujourd’hui concernant la modernisation de la fonction publique et les efforts visant à renforcer le système de santé et des services sociaux.
Madame la ministre Caroline Wawzonek :
« Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO) a entamé un projet exhaustif de modernisation en plusieurs étapes de la Loi sur la fonction publique afin de veiller à ce que celle-ci continue de répondre aux besoins d’une main-d’œuvre et d’une fonction publique modernes.
« Le travail dans le cadre de la première phase de ce projet se poursuit depuis plusieurs années, avec notamment d’importantes consultations du Syndicat des travailleurs du Nord. De cet effort ont résulté la création de dispositions relatives à la divulgation sécuritaire d’actes répréhensibles ainsi que l’apport de mises à jour pour mieux tenir compte des pratiques actuelles en matière d’évaluation des postes, d’embauche, de relations de travail et d’inclusion de tous les genres. Nous présenterons ce nouveau projet de loi plus tard dans l’année.
« En dépit de l’ampleur du travail déployé lors de cette première phase, il n’a pas été question de l’article 41 de la Loi sur la fonction publique, qui définit les unités de négociation et les organisations syndicales pour la fonction publique du GTNO. La deuxième phase du projet portera donc sur les moyens de moderniser cet article précis, un travail qui a d’ailleurs déjà débuté et qui comprendra un examen des processus à l’œuvre au pays, des pratiques exemplaires suivies au sein de l’industrie et du contexte propre à notre main-d’œuvre dans le Nord. Au-delà d’effectuer des recherches sur les politiques, nous nous engageons à toujours consulter le Syndicat des travailleurs du Nord et l’Alliance de la Fonction publique du Canada. Enfin, comme pour tout grand projet législatif, nous échangerons également avec les employés et le grand public.
« Nous avons bien conscience que le sujet de la représentation syndicale des infirmiers suscite des débats importants, aussi bien au sein de la fonction publique que dans les médias. Notre travail dans le cadre de la deuxième phase consistera donc à examiner la structure des unités de négociation du point de vue de l’ensemble du gouvernement afin de fournir, par l’intermédiaire de la Loi sur la fonction publique, un cadre transparent et moderne qui respecte le droit des employés à être représentés.
« Au-delà de ce processus législatif, nous prenons des mesures pour favoriser des lieux de travail plus sains et pour promouvoir en continu les occasions au sein de la fonction publique, grâce à la compétitivité des traitements et des salaires, qui sont parmi les plus élevés au Canada. Par ailleurs, il est possible d’améliorer plusieurs aspects relatifs à la qualité du milieu de travail en collaborant autrement que dans le cadre de la convention collective et du processus de négociation, notamment en ce qui concerne la planification, la mobilisation sur le lieu de travail et le soutien en matière de sécurité. Nous sommes résolus à faire avancer ce travail crucial.
« Je souhaite également souligner le rôle primordial des syndicats pour ce qui est de bâtir et de maintenir une fonction publique forte et efficace. Essentielle lors de la première phase, la collaboration avec les agents négociateurs le sera tout autant pendant la deuxième phase. Nous restons donc déterminés à poursuivre la collaboration au cours des prochains mois afin d’atteindre notre objectif, à savoir de pouvoir passer à l’examen de la deuxième phase du projet de modernisation en 2026 et de faire adopter, en fin de compte, une version entièrement mise à jour de la Loi sur la fonction publique pendant le mandat de ce gouvernement.
« En modernisant la Loi sur la fonction publique, nous nous engageons à forger une fonction publique reflétant davantage les besoins divers de ses employés pour renforcer, à terme, les services et les dispositifs de soutien dont dépendent quotidiennement les résidents des Territoires du Nord-Ouest. »
Madame la ministre Lesa Semmler :
« Ayant moi-même passé plusieurs années en première ligne du système de santé, je comprends personnellement les frustrations et les pressions que vivent les travailleurs et les praticiens dans le domaine des services de santé et des services sociaux.
« En dépit des efforts consentis pour améliorer le recrutement, le maintien en poste et le bien-être au travail, de nombreux obstacles subsistent, et les travailleurs de première ligne affirment qu’il faut redoubler de soutien. Nous prenons note de ces préoccupations et agissons en conséquence.
« Ces derniers mois, j’ai eu l’occasion de m’entretenir directement avec des membres du personnel à travers le territoire lors d’une série d’assemblées publiques. Ces échanges m’ont ainsi permis de recueillir leurs inquiétudes, de répondre à des questions et de faire part de mes objectifs en vue de renforcer notre système de santé et des services sociaux.
« Quelle que soit la région, le personnel consulté a soulevé des priorités cohérentes, y compris la nécessité de maintenir l’accent sur la réactivité de la direction et sur la culture du milieu du travail, de poursuivre les mesures de recrutement, de maintien en poste et de perfectionnement professionnel, et de mieux affecter les ressources en fonction des besoins de la collectivité et du personnel.
« Les commentaires du personnel confirment l’importance du travail déjà en cours, notamment la nomination d’un administrateur public pour aider à mener les améliorations dans l’ensemble du système et à renforcer le soutien apporté aussi bien au personnel qu’à la direction. Même si ces efforts ne sont pas terminés, ils traduisent notre sincère engagement à bâtir une main-d’œuvre et un système de santé et des services sociaux plus forts et plus résilients.
« Nous continuons d’investir dans des mesures destinées à améliorer le bien-être des employés, à étoffer les dispositifs de soutien en matière de santé mentale, à accroître la sécurité sur le lieu de travail et à garantir la prise en compte réelle de la voix des employés lors de la prise de décisions. Nous sommes conscients que nous devons aller plus loin dans nos efforts, et nous y sommes déterminés.
« Les infirmiers, médecins, travailleurs sociaux, professionnels paramédicaux ainsi que tous les travailleurs de première ligne forment l’épine dorsale de notre système de santé et des services sociaux. Leur voix compte, tout comme leur bien-être. Ensemble, nous sommes résolus à bâtir un système de santé et des services sociaux plus solide, plus sécuritaire et plus bienveillants pour tous les Ténois. »
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