Discours territorial de 2026 du premier ministre Simpson

Déclarations et discours de ministres

Yellowknife — 4 février 2026

Lorsque le Canada tourne son regard vers l’avenir, le Nord apparaît comme un phare – et les Territoires du Nord-Ouest en sont le cœur. Alors que nous mettons en œuvre nos priorités communes, des progrès se profilent à l’horizon.

Le gouvernement actuel en est à un peu plus de la moitié de son mandat. Au cours des deux dernières années, nous avons œuvré à accomplir les missions que nous nous sommes confiées : créer un environnement de gouvernance plus collaboratif, travailler à l’amélioration des services de base pour les résidents et faire bouger les choses qui semblaient immuables.

Nous bâtissons un territoire où les gens et les collectivités ont davantage d’occasions de guérir, de devenir autonomes et de prospérer. Bien sûr, nous ne pouvons y arriver seuls. En collaboration avec les gouvernements autochtones, les collectivités, l’industrie et le public, nous nous efforçons d’offrir aux résidents des logements convenables, accessibles et abordables.

Nous établissons une base économique solide et bâtissons les grands projets qui aideront à façonner notre territoire pour les décennies à venir.

Nous améliorons l’accès aux soins de santé de base et prenons en compte les effets des traumatismes.

Nous travaillons à rendre les collectivités plus sûres pour les résidents.

Nous déployons ces efforts dans une optique de réconciliation, en mettant l’accent sur le bien-être et la prospérité des résidents.

Au début de cette Assemblée, nous avons hérité de défis systémiques de longue date dans les domaines des soins de santé, du logement, de l’économie et de la sécurité.

Ces problèmes ne sont pas nouveaux, mais ils s’intensifient – partout au Canada, pas seulement aux TNO. Bien que les Territoires du Nord-Ouest soient vastes, notre population est petite : il était donc clair que pour relever ces défis, nous devions tous nous serrer les coudes.

Un exemple brillant de cette collaboration est le Conseil des dirigeants des TNO, un forum où les membres du Conseil exécutif et les dirigeants des gouvernements autochtones siègent sur un pied d’égalité et prennent des mesures tangibles. Sous le Conseil des dirigeants, des groupes de travail sur des enjeux tels que la santé et les services sociaux, la gestion des urgences, l’économie, l’éducation, le logement et les changements climatiques ont été mis sur pied. Nous travaillons de concert pour résoudre des problèmes, harmoniser nos priorités et faire avancer des projets dans le respect des droits, des responsabilités et des savoirs locaux. En octobre 2025, le Conseil des dirigeants s’est rendu à Ottawa dans le cadre d’une mission désormais annuelle visant à rencontrer les ministres et les fonctionnaires fédéraux et à faire progresser nos priorités communes.

Par ailleurs, notre Conseil exécutif rencontre régulièrement les gouvernements autochtones à l’occasion de réunions bilatérales, qui s’ajoutent aux innombrables réunions entre les ministres et les dirigeants autochtones. En 2025, mes collègues du Conseil exécutif et moi-même avons participé à 11 rencontres bilatérales entre le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest et des gouvernements autochtones, tenues à Hay River, Behchokǫ̀, Délı̨nę, Yellowknife et Fort Smith. Nous avons également participé à des assemblées générales annuelles aux quatre coins du territoire.

Pour la seconde moitié de notre mandat, nous continuerons de faire progresser les priorités de la 20e Assemblée dans un esprit de coopération.

Le logement est une priorité de cette Assemblée, et c’est un enjeu qui touche à tout. Sans un lieu sûr où l’on se sent chez soi, la santé, l’éducation et les opportunités économiques se dégradent.

Durant les deux dernières années, nous avons rénové 231 logements sociaux existants afin de les rendre habitables et de prolonger leur utilisation pour les décennies à venir.

Nous avons construit 81 nouveaux logements, 155 autres sont en chantier et 64 autres sont en phase de planification, montant à 300 le nombre de logements qui auront été construits au cours de la 20e Assemblée législative.

De plus, nous avons adopté des méthodes modernes de construction résidentielle mieux adaptées au Nord, notamment la construction modulaire, la construction hybride et la construction en bois massif, ce qui nous permet de livrer plus rapidement des maisons neuves et plus efficaces, tout en conservant une plus grande partie des retombées économiques de la construction aux TNO.

La gouvernance collaborative est l’un des piliers de ce gouvernement. C’est pourquoi nous travaillons en étroite collaboration avec les gouvernements autochtones et les organismes communautaires d’habitation afin de faire avancer les projets plus rapidement tout en nous assurant qu’ils correspondent aux priorités locales. Par ailleurs, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a effectué des investissements directs pluriannuels, permettant ainsi de planifier, de financer et de réaliser les projets de logement avec une plus grande prévisibilité.

Mais il ne s’agit pas uniquement de solutions à court terme. Nos actions reposent sur un financement prévisible, sur des projets dirigés par les Autochtones et sur des modèles de mise en œuvre modernes adaptés aux réalités du Nord. C’est ainsi que l’on fait bouger l’immuable : des progrès concrets que les Ténois peuvent voir de leurs propres yeux, à travers les collectivités de l’ensemble du territoire.

Le logement est la pierre angulaire de la stabilité. Et les soins de santé sont le domaine où la population perçoit le plus clairement si le gouvernement tient ou non ses promesses. Il s’agit de l’un des rares systèmes qui touchent chaque résident – quel que soit son âge, son revenu ou sa situation – et l’expérience des gens à cet égard se résume à trois éléments essentiels : l’accès, le respect et la fiabilité.

Les défis liés à l’accès sont particulièrement palpables dans nos petites collectivités. Améliorer cet accès est un engagement fondamental de notre gouvernement. Nous renforçons le modèle de soins dirigés par les infirmiers en santé communautaire, tout en l’adaptant pour mieux faire face aux problèmes continus de dotation en personnel. Cela comprend l’élargissement du recours aux infirmiers auxiliaires autorisés ainsi qu’aux travailleurs paramédicaux dans les centres de santé communautaires, avec l’appui d’infirmiers praticiens, ainsi que l’élargissement des soins virtuels, afin que les résidents puissent obtenir les services essentiels plus près de chez eux.

Mais l’accès seul ne suffit pas. Un système de santé et des services sociaux solide et axé sur les personnes doit également reposer sur la confiance, le respect et la sécurité culturelle. Nous travaillons directement avec les gouvernements et les communautés autochtones grâce à une gouvernance partagée, à une conception conjointe et à l’intégration des priorités traditionnelles en matière de guérison et de bien-être local, guidés à chaque étape par le personnel de première ligne, les aînés et les familles.

Lorsque les soins ne sont pas accessibles près de leur domicile, les résidents doivent recourir au service de déplacement pour raisons médicales. Cela fait des années que nous entendons parler des difficultés rencontrées par les résidents faisant appel à ce service. Les enjeux de santé sont déjà une source importante de stress; les déplacements pour raisons médicales ne devraient pas en être une de plus. Nous modernisons le système pour le rendre plus cohérent, efficace et convivial, en simplifiant les processus, en améliorant les communications, en établissant des normes de service claires et en élaborant des outils pratiques, comme un manuel sur les déplacements pour raisons médicales, afin d’aider à assurer aux résidents un parcours plus fiable et moins stressant lorsqu’ils se déplacent pour recevoir des soins.

Le bien-être de chaque personne est important, tout comme celui des collectivités dans lesquelles nous vivons. Ces cinq dernières années, nous avons constaté une augmentation considérable des activités criminelles graves aux Territoires du Nord-Ouest, principalement liées aux drogues illicites. Cette augmentation de la criminalité a des répercussions sur la santé et le bien-être des individus, des familles, des collectivités, ainsi que des agents de première ligne et des fournisseurs de services. Nous avons donc pris des mesures concrètes pour y remédier.

Nous avons ajouté davantage de postes d’agents de la GRC sur l’ensemble du territoire, créé une unité de réduction de la criminalité dotée du mandat et de l’expertise nécessaires pour lutter contre les réseaux criminels opérant aux TNO, et mis sur pied la toute première équipe d’intervention d’urgence à temps plein du territoire. Nous avons en outre accéléré l’adoption de lois qui fourniront davantage d’outils aux forces de l’ordre, notamment de lois sur la sécurité des collectivités et des quartiers, sur la confiscation civile et sur les actes d’intrusion. Ces mesures s’inscrivent dans notre engagement plus large en faveur de collectivités sûres pour les Ténois, car chaque résident a le droit de se sentir en sécurité chez lui et dans sa collectivité.

Assurer la sécurité des collectivités, c’est se tenir prêt pour affronter les situations d’urgence.

Aux TNO, nous ne connaissons que trop bien les urgences. Au cours des dernières années, nous avons testé les limites de notre système de gestion des urgences, et mis à l’épreuve nos capacités de planification des évacuations, de même que la résilience des travailleurs de première ligne sur lesquels nous comptons en temps de crise. En réponse, nous avons écouté les collectivités, les gouvernements autochtones et les intervenants, et nous avons tiré des enseignements concrets de cette expérience.

C’est pourquoi nous modifions la façon dont les Territoires du Nord-Ouest se préparent aux feux de forêt, aux inondations et aux événements extrêmes. Nous ne réagissons plus d’une saison à l’autre : nous planifions désormais pour les 30 prochaines années. Cela signifie une meilleure coordination de la gestion des feux de forêt, un soutien et une formation accrus pour permettre aux collectivités d’intervenir sur le terrain, ainsi que des investissements dans l’équipement afin que les collectivités puissent agir plus rapidement et en toute sécurité. Nous améliorons la planification et la coordination des évacuations, et nous investissons dans la science, la surveillance et les connaissances autochtones des terres afin de mieux comprendre les risques avant que les urgences ne surviennent.

Ce travail consiste à se préparer, à coordonner les mesures déployées et à s’assurer que les collectivités savent qu’elles ne seront pas seules quand viendra l’heure d’affronter la prochaine urgence.

Tout en nous préparant aux urgences, nous préparons également le terrain pour la réussite économique des TNO. Une économie forte ne se construit pas par hasard, surtout dans le Nord. Elle repose sur la stabilité, sur la crédibilité et sur des assises solides.

Ces deux dernières années, nous nous sommes attachés à créer les conditions propices à la croissance tout en soutenant les travailleurs et les employeurs. Nous avons œuvré à la réduction des obstacles au commerce intérieur par l’entremise du Comité du commerce intérieur, participé au Programme des candidats afin de permettre aux entreprises de trouver et de retenir la main-d’œuvre dont elles ont besoin, et veillé à ce que les Territoires du Nord-Ouest disposent d’une voix forte dans les discussions économiques à l’échelle nationale.

Parallèlement, des projets d’envergure dont on parle depuis des années progressent enfin. Le Corridor économique et de sécurité de l’Arctique, l’agrandissement de la centrale hydroélectrique Taltson et la route de la vallée du Mackenzie ne sont plus de simples projets sur papier : ils avancent grâce à des partenariats solides avec les gouvernements autochtones et à un appui fédéral significatif. Cela comprend des investissements dans les infrastructures et l’énergie propre, une harmonisation réglementaire, ainsi qu’un engagement soutenu au niveau ministériel afin de faire passer ces projets du stade de la conception à celui de la réalisation.

Nous avons également soutenu notre secteur minier par l’intermédiaire de tables rondes nationales telles que la Conférence des ministres de l’Énergie et des Mines, le Conseil de la fédération et les réunions des premiers ministres de l’Ouest et du Nord, où nous avons présenté la situation des TNO sur la scène nationale. C’est ainsi que nous stabilisons la situation actuelle et créons des occasions à long terme pour les travailleurs et les collectivités de tout le territoire.

Pour faire croître notre économie, il faut s’assurer que les Territoires du Nord-Ouest sont entendus clairement et systématiquement à l’échelle nationale.

Ces deux dernières années, nous avons adopté une approche plus stratégique et planifiée dans nos relations avec le gouvernement fédéral. Forts d’une stratégie de mobilisation audacieuse, nous avons choisi d’intervenir tôt, d’harmoniser nos priorités et d’énoncer clairement ce dont le Nord a besoin pour réussir. Et ces efforts portent leurs fruits.

Nous nous sommes rendus à Ottawa avec le Conseil des dirigeants pour parler directement aux décideurs fédéraux. Nous avons tenu des réunions fructueuses avec le premier ministre Carney et des représentants fédéraux au sujet des priorités majeures dans les domaines de l’infrastructure, du logement et de l’énergie. Il ne s’agit pas de simples gestes symboliques : ce sont des démarches concrètes qui mèneront à l’obtention de véritables engagements et à l’avancement de nos projets.

Les Territoires du Nord-Ouest assument également un rôle de chef de file national. À titre de président du Forum des premiers ministres du Nord et, plus tard cette année, de président du Conseil de la fédération, le GTNO aide à définir les priorités, à rassembler les partenaires et à faire progresser des solutions concrètes sur des enjeux communs. Aux tables des premiers ministres du Nord, de l’Ouest et du Canada, nous apportons une perspective nordique aux enjeux qui touchent tous les Canadiens.

Le message est simple : notre voix porte, elle est cohérente, et le Nord est désormais pris au sérieux.

Au cours de la dernière année, j’ai passé beaucoup de temps sur la route.

J’ai parcouru la circonscription de Nunakput. J’étais à Norman Wells pour la célébration de la ratification de l’accord définitif sur l’autonomie gouvernementale du gouvernement Tłegǫ́hłı̨ Got’įnę. J’ai visité Deline pour participer à des réunions bilatérales, j’étais à Behchoko pour prendre part à la réunion du Conseil des dirigeants et, à Fort Smith, j’ai contribué à accueillir le premier ministre Carney dans sa ville natale.

Ces visites ne sont pas de simples séances photo. Ce sont des échanges tenus dans des salles communautaires, des centres de santé, des lieux de travail, des refuges et des cuisines. Écouter les aînés, les jeunes, les leaders, les travailleurs de première ligne, les personnes en situation d’itinérance et les familles grandissantes afin d’identifier les pratiques efficaces et les aspects à améliorer.

C’est ce qui définit le travail de ce gouvernement : des échanges avec des personnes réelles. Dans des lieux réels. Dans des collectivités où les gouvernements autochtones sont aux commandes et où les solutions mises en place reflètent les réalités locales.

Ces conversations façonnent nos priorités en matière de logement, de santé, de sécurité et de possibilités économiques. Car aux Territoires du Nord-Ouest, le progrès prend naissance dans les collectivités.

Nous sommes à mi-parcours de ce mandat, et nous gardons ce rythme soutenu.

Pour les deux prochaines années, nous comptons maintenir le cap et terminer le travail que nous avons commencé, à savoir continuer à travailler en partenariat avec les gouvernements autochtones, faire avancer la réforme du logement et apporter les changements majeurs dont notre système de santé a besoin.

Nous devons poursuivre la transformation économique à long terme, accroître la sécurité des collectivités et moderniser notre manière de nous préparer et de répondre aux urgences.

Il ne s’agit pas de faire de nouvelles promesses, mais bien de donner suite aux promesses déjà données. Il s’agit de poursuivre les initiatives en cours et de veiller à ce qu’elles débouchent sur des résultats concrets pour les gens, dans les collectivités des Territoires du Nord-Ouest.

Nous avons livré des progrès constants et concrets. Et pendant les deux prochaines années, nous allons poursuivre sur cette lancée.

Notre mission est difficile. Mais elle est essentielle. Et nous l’accomplissons ensemble.

Je tiens à remercier tous les Ténois dans l’ensemble du territoire : les travailleurs de première ligne, les gouvernements autochtones, les dirigeants communautaires et toutes les personnes qui, chaque jour, soutiennent leurs familles et leurs collectivités. Votre engagement rend le progrès possible.

Ces deux dernières années, nous avons montré qu’un vent de changement pouvait souffler sur les Territoires du Nord-Ouest. Les systèmes peuvent évoluer. Les défis de longue date peuvent être relevés. De réels progrès peuvent être accomplis lorsque nous restons déterminés et que nous nous serrons les coudes.

Lorsque nous regardons les possibilités qui s’offrent aux Territoires du Nord-Ouest, une chose est claire : nous sommes plus forts ensemble.


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