La ministre Cleveland se réjouit du financement accordé à l’initiative Les enfants inuits d’abord, mais affirme que les prolongations à court terme ne suffisent pas pour les enfants autochtones du Nord

Déclarations aux médias

Yellowknife — 20 février 2026

« L’annonce faite hier par le gouvernement du Canada concernant la prolongation du financement de l’initiative Les enfants inuits d’abord est encourageante : elle prouve que le gouvernement fédéral comprend l’importance de ces mesures de soutien pour les enfants et les familles inuits. Toute prolongation qui apporte une plus grande certitude à court terme est préférable à une situation où les familles, les éducateurs et les prestataires de services sont laissés dans l’incertitude, et j’apprécie la reconnaissance de l’importance de ces programmes.

« Si cette annonce apporte une certitude à court terme concernant l’initiative Les enfants inuits d’abord, cette certitude ne s’étend pas encore au principe de Jordan, et rien n’indique que les lignes directrices de l’initiative Les enfants inuits d’abord ou du principe de Jordan ont été modifiées de manière à améliorer l’accès à ces programmes aux Territoires du Nord-Ouest. Nous ne nous attendons pas à ce que cela représente un répit pour les organismes scolaires ou les prestataires de services de première ligne dans le cadre de l’un ou l’autre de ces programmes. Nous attendons toujours que le gouvernement fédéral clarifie l’application concrète de l’initiative Les enfants inuits d’abord et du principe de Jordan dans le Nord, et de sa signification tangible pour les écoles et les élèves.

« Dans le Nord, le principe de Jordan et l’initiative Les enfants inuits d’abord n’ont jamais été considérés comme des “bonus”. Il s’agit de programmes essentiels qui contribuent à combler des lacunes de longue date dans l’offre de services et à offrir aux élèves le soutien dont ils ont besoin pour apprendre, grandir et s’épanouir, notamment dans les petites collectivités isolées où les options sont limitées et où les mesures de soutien sont déjà rares et sollicitées au maximum. Tout en restant prudente, notre réaction est optimiste : cette annonce prouve qu’Ottawa prend conscience du fait que les réalités des territoires nécessitent des solutions axées sur les territoires, et que des annonces similaires devraient suivre pour nos écoles et nos collectivités. Les territoires ne sont pas des provinces, et bien que le principe de Jordan et l’initiative Les enfants inuits d’abord aient été établis sur la base des relations provinciales-fédérales, la nécessité d’un accord distinct avec les gouvernements territoriaux demeure.  

« Les modifications apportées au principe de Jordan et à l’initiative Les enfants inuits d’abord par le gouvernement fédéral ont des répercussions concrètes : moins d’adultes pour soutenir les élèves ayant des besoins complexes, moins de services disponibles dans les écoles, une pression supplémentaire sur les éducateurs qui se consacrent déjà pleinement à leur travail, et, par conséquent, une baisse des résultats scolaires chez les élèves autochtones. Les prolongations à court terme et les solutions temporaires ne suffisent pas. Les familles, les collectivités et les prestataires de services ont besoin de stabilité, de prévisibilité et d’approches à long terme dans le cadre de l’initiative Les enfants inuits d’abord et du principe de Jordan, élaborées en collaboration avec les partenaires autochtones et les gouvernements territoriaux, dans le respect des réalités de la prestation des services dans le Nord. Les préoccupations soulevées par les dirigeants autochtones et les parlementaires quant aux renouvellements d’un an et aux changements apportés aux règles administratives, qui ne sont guère plus que des solutions provisoires, trouvent également un écho ici. Les enfants et les familles méritent mieux qu’un cycle d’incertitude.

« Nous continuons en outre à exhorter le gouvernement fédéral à protéger et à renforcer le financement du principe de Jordan et de l’initiative Les enfants inuits d’abord, et à veiller à ce que les récents changements administratifs n’empêchent pas les enfants qui dépendent de ces mesures de soutien d’y avoir accès. Ces programmes ont pour but d’empêcher que des enfants ne passent entre les mailles du filet en raison de limites ou de barrières administratives. Ce principe est tout aussi important aujourd’hui qu’il ne l’était lors de l’établissement du principe de Jordan.

« Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest continuera de plaider en faveur d’une approche plus stable et à plus long terme, qui reflète les réalités des territoires. Or, le dialogue seul ne suffit plus. Depuis près d’un an, nous exposons clairement les répercussions des récents changements fédéraux au principe de Jordan et leurs conséquences pour les élèves et les familles de l’ensemble des territoires. Entre-temps, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a dû intervenir en accordant un financement territorial temporaire afin de stabiliser les mesures de soutien en classe pour l’année scolaire en cours et d’éviter un préjudice immédiat aux élèves. Cette mesure provisoire n’est pas viable à long terme, ne constitue pas une solution permanente et ne comble pas entièrement l’ampleur de l’écart.

« Nous appelons le gouvernement fédéral à aller au-delà des déclarations et des prolongations à court terme et à passer à l’action avec des mesures concrètes, un financement prévisible et un modèle permanent, adapté aux réalités régionales et efficace en pratique, et non pas seulement sur papier. Les enfants et les familles ne peuvent pas passer une autre année scolaire dans l’incertitude. Le moment de prendre des décisions, c’est maintenant. »

   - L’hon. Caitlin Cleveland, ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation

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