Nous souhaitons rappeler aux résidents que le lac Jackfish, situé à Yellowknife, le long de la route 3, continue de présenter des taux élevés d’arsenic et d’algues nuisibles. L’eau est impropre à la baignade, à la pêche et à toute autre activité récréative. Des panneaux d’avertissement à jour seront installés autour du lac Jackfish au cours des deux prochaines semaines.
Prolifération d’algues nuisibles (cyanobactéries) :
Depuis 2013, les cyanobactéries, communément appelées algues bleu-vert, sont surveillées dans le lac Jackfish. Les cyanobactéries sont des organismes microscopiques qui se développent naturellement dans les plans d’eau douce tels que les lacs et les étangs. Certaines espèces peuvent produire des toxines nocives appelées cyanotoxines. Dans certaines conditions, comme lorsque les températures et les niveaux de nutriments sont élevés, elles peuvent se multiplier rapidement, entraînant une prolifération d’algues nuisibles.
Risques pour la santé :
Les cyanotoxines peuvent être nocives pour les humains et les animaux si l’eau contaminée est :
- ingérée;
- inhalée sous forme de brume ou d’aérosol;
- en contact avec la peau.
Parmi les symptômes, mentionnons :
- Irritation de la peau, des yeux, du nez ou de la gorge;
- Douleurs abdominales, diarrhée et vomissements;
- Maux de tête, faiblesse musculaire ou fièvre;
- Lésions du foie ou des reins dans des cas graves.
Les enfants sont davantage exposés, car ils passent souvent plus de temps dans l’eau et sont plus susceptibles d’en avaler accidentellement.
Les animaux domestiques sont eux aussi particulièrement vulnérables, car ils sont plus susceptibles d’être exposés à l’eau.
Description :
Des cyanobactéries sont présentes dans le lac Jackfish toute l’année. Les proliférations apparaissent généralement entre la mi-août et le début septembre. On les trouve souvent dans des eaux chaudes, peu profondes et à faible courant. Les cyanobactéries sont souvent de couleur bleu-vert, mais certaines espèces peuvent prendre une teinte vert-brun, rouge-brun ou rouge.
Les proliférations peuvent ressembler à :
- de la soupe aux petits pois;
- de la peinture turquoise;
- de l’écume épaisse en surface;
- des amas d’aspect solide.
Les proliférations peuvent avoir une odeur nauséabonde :
- de gazon;
- d’égouts;
- d’ordures en décomposition.
Ce que vous pouvez faire :
Si vous voyez une prolifération, considérez qu’elle contient des toxines. Pour vous protéger :
- Ne buvez pas l’eau non traitée provenant des lacs, des étangs ou des zones humides.
- Ne vous baignez pas dans une eau écumeuse, malodorante ou à la couleur inhabituelle.
- Ne faites pas bouillir l’eau d’un lac qui contient des proliférations. Cela n’éliminera pas les toxines et pourrait même les concentrer davantage.
- Ne laissez pas les animaux de compagnie :
- nager, jouer ou boire dans une eau contenant des proliférations;
- manger des algues séchées sur le rivage;
- lécher leur fourrure après avoir été en contact avec une prolifération.
- Rincez-vous et rincez votre animal de compagnie à l’eau claire du robinet dès que possible en cas de contact avec une prolifération.
- Gardez les enfants et les animaux de compagnie loin des zones touchées.
- Utilisez de l’eau propre, traitée ou en bouteille pour boire et cuisiner.
Signalez toute prolifération observée à votre bureau régional du ministère de l’Environnement et du Changement climatique (MECC).
Présence d’arsenic dans les lacs de la région de Yellowknife
L’arsenic fait naturellement partie de notre environnement. On le retrouve en faibles concentrations dans le sol, p. ex. dans les sédiments, la flore (y compris les champignons), les pierres, l’eau (y compris la neige) et la faune (y compris les poissons) partout aux TNO. À certains endroits, comme dans la région de Yellowknife, les concentrations d’arsenic sont naturellement plus élevées qu’ailleurs, en raison de la géologie locale. Cependant, les activités d’extraction de l’or, en particulier dans la région de Yellowknife, ont jadis libéré des quantités importantes d’arsenic supplémentaire dans l’environnement, y compris dans certains lacs.
Consignes de sécurité :
D’après les données actuelles sur l’environnement et la santé humaine, évitez de vous baigner, de pêcher ou de cueillir des baies, des champignons et d’autres plantes comestibles dans ces lacs ou à proximité de ces derniers :
- Lac Jackfish
- Lac David
- Lac Fox
- Lac Frame
- Lac Gar
- Lac Handle
- Lac Kam
- Lac Niven
- Lac Peg
- Lac Meg
- Lac Rat
Infos :
Bien qu’un contact occasionnel avec l’eau des lacs dont les niveaux d’arsenic sont supérieurs aux recommandations de Santé Canada pour l’eau potable ne présente pas de risques importants pour la santé, il est recommandé de ne pas boire d’eau non traitée provenant d’un lac, quel qu’il soit.
Pour en savoir plus ou pour signaler des problèmes de santé environnementale, adressez-vous au ministère de la Santé et des Services sociaux, ou consultez le www.hss.gov.nt.ca/fr.
Liens utiles
- Contaminants environnementaux
- Proliférations d’algues nuisibles, cyanobactéries et cyanotoxines dans les eaux de surface
- Présence d’arsenic dans l’eau des lacs à proximité de Yellowknife
Les représentants des médias sont priés de s’adresser à :
Communications du MECC
Environnement et Changement climatique
Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest
ECC_Communications@gov.nt.ca
Document explicatif: centrale énergétique du lac Jackfish
- Les données de recherche et de suivi indiquent que les concentrations élevées de cyanobactéries dans le lac Jackfish sont dues à la combinaison des caractéristiques physiques du lac (c.-à-d. sa petite taille, le courant limité et les effets environnementaux historiques de l’utilisation des terres à proximité).
- Des données recueillies au fil du temps ont montré que l’exploitation de la centrale énergétique du lac Jackfish par la Société d’énergie des Territoires du Nord-Ouest (SETNO) n’est pas la seule responsable de la prolifération des cyanobactéries dans le lac. L’utilisation des terres environnantes – notamment le site d’enfouissement de Yellowknife, les réseaux routiers et le cimetière – contribue probablement aussi à l’apport de nutriments dans le lac.
- Les procédés industriels peuvent modifier la température de l’eau, mais les effets de la température ne suffisent pas à générer une prolifération d’algues.
- La SETNO détient une licence de type A l’autorisant à utiliser l’eau du lac Jackfish pour refroidir ses générateurs et elle surveille les effets thermiques sur le lac Jackfish.
- Les résultats révèlent que les effets thermiques sont contenus à l’emplacement de la décharge de la centrale, formant un panache thermique lorsque celle-ci est en exploitation.

