Les résultats des travaux de surveillance de la qualité de l’eau entrepris par le ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles en juillet indiquent que les hauts niveaux d’eau, qui se sont maintenus sur une période prolongée cette année, ont entraîné une concentration accrue de sédiments en suspension dans la rivière au Foin et la rivière des Esclaves.
Corollairement, de nombreux métaux associés aux particules de limon et d’argile ont été trouvés en plus grandes concentrations que d’habitude dans ces deux rivières en juillet. Dans la rivière des Esclaves, certaines concentrations de métaux dissous étaient également élevées, mais la plupart cadraient avec les niveaux historiques observés.
Ces concentrations accrues en métaux sont normales, considérant les hauts niveaux d’eau et le fait que les particules présentes dans le lit et sur le bord des rivières sont transportées en aval. Dans ces conditions, les nutriments (dont le phosphore) s’accumulent aussi dans les sédiments en suspension. Ces pics sont observés chaque printemps lors de la fonte des neiges, mais ont été amplifiés cette année en raison de la longue période où les eaux étaient élevées dans la plupart des secteurs du bassin du Mackenzie, y compris les rivières Athabasca, Liard, de la Paix et au Foin.
Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO) a surveillé la qualité de l’eau de la rivière des Esclaves pendant la débâcle printanière, et il en a fait autant pour la rivière au Foin et la rivière des Esclaves durant l’été, bien qu’il y a eu certains retards au départ dans l’échantillonnage en raison de la pandémie de COVID-19. Les résultats pour les échantillons recueillis en août dans le panache du Grand lac des Esclaves, de même que pour les échantillons supplémentaires recueillis dans la rivière au Foin et la rivière des Esclaves en vue d’une analyse des hydrocarbures et des pesticides, seront publiés sur le site Web du ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles une fois qu’ils seront connus.
Citation
« Pendant tout l’été, nous avons pu voir des niveaux d’eau extrêmement élevés, pas seulement aux Territoires du Nord-Ouest, mais un peu partout dans le bassin du Mackenzie, en Colombie-Britannique, en Alberta et en Saskatchewan. Le niveau de la rivière Athabasca, notamment, a atteint cette année des sommets record. On sait que les hauts niveaux d’eau ont affecté la qualité de l’eau, mais les données transmises par nos partenaires en amont dans le cadre de nos accords transfrontaliers pourront nous aider à mieux comprendre ce qui se passe dans nos lacs et rivières. »
– Shane Thompson, ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles
Faits en bref
- Le GTNO surveille la qualité des eaux sur le territoire ténois, y compris dans les secteurs transfrontaliers des rivières Peel, Liard, au Foin et des Esclaves. La surveillance à long terme permet de documenter les changements au fil du temps et aide à relever les tendances dans les différentes caractéristiques qualitatives de l’eau.
- La qualité des eaux est également mesurée en Alberta et en Colombie-Britannique par les gouvernements provinciaux, de même que par le fédéral (Environnement et Changement climatique Canada). Bien que certaines activités de surveillance aient été temporairement suspendues en raison de la pandémie de COVID-19, la plupart ont maintenant redémarré.
- En vertu d’un accord récemment conclu avec Environnement et Changement climatique Canada, le GTNO recueille des échantillons d’eau au nom de ce ministère dans quatre secteurs clés situés à proximité de la frontière Alberta-TNO (rivière de la Paix, à Peace Point; rivière des Esclaves, à Fort Fitzgerald et au-dessus de l’embouchure; et rivière au Foin, près de la frontière Alberta-TNO). Les échantillons recueillis en août sont en cours d’analyse.
- La forme que prend un métal détermine sa toxicité. Lorsqu’un métal est fixé à un sédiment dans l’eau, il est moins susceptible d’être absorbé par un organisme aquatique. Par contre, les métaux dissous, eux, sont plus susceptibles d’affecter ces organismes.
- Une forte turbidité peut nuire au processus d’assainissement de l’eau potable. Le ministère de la Santé et des Services sociaux émet un avis d’ébullition lorsqu’il perçoit la possibilité d’une contamination microbiologique dans le réseau d’aqueduc. Dans la nature, peu importe l’apparente qualité de l’eau, on doit toujours la faire bouillir pendant au moins une minute complète afin d’en éliminer tout microbe nocif.
Liens connexes
- Données sur la qualité de l’eau, rivière au Foin et rivière des Esclaves – juillet 2020
- Environnement et Changement climatique Canada – Données en ligne sur la qualité des eaux
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Ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles
Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

