Shane Thompson salue l’engagement des ministres Guilbeault et Savage à la suite des déversements, et attend avec intérêt la prise de mesures concrètes

Déclarations aux médias

Yellowknife — 4 mai 2023

Aujourd’hui, M. Shane Thompson, ministre de l’Environnement et du Changement climatique, a fait la déclaration suivante sur les récentes mesures prises pour remédier aux deux déversements qui ont eu lieu en Alberta :

« Je salue les engagements pris par l’honorable Steven Guilbeault, ministre fédéral de l’Environnement et du Changement climatique, et l’honorable Sonya Savage, ministre de l’Environnement et des Zones protégées de l’Alberta, à la suite des déversements qui ont eu lieu sur des chantiers en Alberta.

Au début du mois de mars, notre gouvernement a appris de seconde main l’infiltration et le déversement d’environ 5,3 millions de litres d’eaux usées industrielles dans la forêt et la zone humide où se trouve le site d’exploitation de sables bitumineux de l’entreprise Kearl, au nord de Fort McMurray.

Ce site est adjacent aux affluents des rivières Muskeg et Firebag qui se jettent dans la rivière Athabasca qui, elle, s’écoule ensuite aux Territoires du Nord-Ouest.

Nous avons appris un peu plus d’un mois plus tard qu’un déversement avait eu lieu sur un autre chantier, cette fois sur celui de Suncor Fort Hills, au nord de Fort McMurray, où près de 6 millions de litres d’eau de résidus miniers ont été déversés dans l’environnement.

Dans les deux cas, le GTNO a appris ces incidents de seconde main, et non directement du gouvernement de l’Alberta, même si des preuves remontant à mai 2022 attestaient que des infiltrations avaient eu lieu sur le chantier de Kearl.

Ce manque criant de communication avec les collectivités autochtones concernées contrevient à l’Entente sur les eaux transfrontalières entre l’Alberta et les TNO, une entente de gestion partagée qui engage les deux gouvernements à communiquer rapidement et dans la transparence sur les questions susceptibles d’avoir une incidence sur les eaux communes.

Toutefois, après avoir eu vent de ces déversements, j’ai eu des réunions fructueuses avec le ministre Guilbeault et la ministre Savage. Les deux ministres se sont engagés à répondre aux préoccupations du GTNO et ont accepté d’améliorer les voies de communication. Nous attendons avec intérêt que des mesures soient prises pour respecter ces engagements. Les ententes sur les eaux transfrontalières ne fonctionnent que si toutes les parties respectent leur engagement à partager l’information.

Je me réjouis que notre gouvernement puisse siéger au sein du nouveau groupe de travail sur les avis et la surveillance annoncé par le ministre Guilbeault la semaine dernière. Cependant, pour que ce groupe de travail soit efficace, les peuples autochtones des TNO doivent y être représentés de manière cohérente. Je prie le ministre Guilbeault d’ajouter ce point dans le mandat du groupe de travail.

Je demande également au gouvernement de l’Alberta de respecter tous les engagements prévus dans notre entente sur les eaux transfrontalières, ainsi que les quatre autres engagements pris par la ministre Savage lors de notre rencontre le 19 avril 2023.

Au nom du gouvernement de l’Alberta, la ministre s’est engagée à : informer le GTNO de tout déversement dès qu’il est découvert; discuter des façons d’améliorer la communication et les procédures de notification entre le gouvernement de l’Alberta et le GTNO au sein du nouveau groupe de travail sur les avis et la surveillance; soutenir l’intégration du représentant autochtone du Comité bilatéral de gestion de l’Alberta et des TNO dans le nouveau groupe de travail fédéral; et garder le GTNO informé des conclusions des rapports sur les écarts des savoirs.

Il est essentiel de respecter ces engagements, car l’eau et les personnes qui en dépendent transcendent les frontières provinciales et territoriales. L’eau qui pourrait être contaminée par ces déversements s’écoule dans les territoires traditionnels des Premières Nations, des Inuits et des Métis, ainsi que dans des collectivités, comme Fort Smith, qui sont tributaires de la rivière des Esclaves pour la chasse, la pêche et l’approvisionnement en eau potable. Heureusement, les analyses plus approfondies effectuées près de Fort Chipewyan et de Fort Smith n’ont révélé aucun signe de contamination.

Lorsqu’il s’agit de la salubrité de notre ressource naturelle la plus précieuse – l’eau –, les responsables doivent répondre de leurs actes. Les erreurs commises ces derniers mois ne doivent pas se reproduire. Une enquête approfondie doit être réalisée et des corrections, apportées.

Les ententes sur les eaux transfrontalières ne fonctionnent que si toutes les parties communiquent et échangent l’information de façon cohérente. Nous continuerons à faire pression pour atteindre nos objectifs par tous les moyens possibles, car l’eau, c’est la vie. Nous devons partager l’information et nous assurer que toutes les parties sont bien représentées. Personne – et surtout pas les Autochtones – ne mérite d’être laissé dans l’ignorance lorsqu’il s’agit de la salubrité de l’eau. »

 

Les représentants des médias sont priés de s’adresser à:

Communications du Conseil exécutif

Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

presssecretary@gov.nt.ca