Une analyse hydrologique du Grand lac des Esclaves nous renseigne sur la hausse du niveau de l’eau observée l’été et l’automne derniers

Communiqués de presse

Yellowknife — 2 mars 2021

Une équipe de spécialistes de l’hydrologie du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, d’Environnement et Changement climatique Canada, du programme Global Water Futures de l’Université de la Saskatchewan ainsi que du gouvernement de l’Alberta et de BC Hydro aide à dégager les principaux facteurs derrière la hausse du niveau de l’eau du Grand lac des Esclaves.

Le groupe de travail intergouvernemental a été mis sur pied en septembre 2020 par Environnement et Changement climatique Canada, à la demande du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest. Son mandat consiste à faire la lumière sur les niveaux d’eau records observés à l’été et à l’automne 2020.

Dans un rapport, le groupe de travail indique que les fortes précipitations tombées dans les bassins qui alimentent le Grand lac des Esclaves étaient les plus abondantes enregistrées ces 20 dernières années (soit de 2001 à 2020). L’analyse a révélé un important débit entrant en provenance de la rivière des Esclaves, le principal affluent du lac. Le débit élevé de cette rivière s’explique par celui extrêmement rapide de la rivière de la Paix et de la rivière Athabasca, de même que par le niveau exceptionnellement haut du delta des rivières de la Paix et Athabasca et du lac Athabasca. De plus, les rivières environnantes qui se jettent dans le Grand lac des Esclaves affichaient elles aussi un débit nettement supérieur à la normale. Notons qu’il est inhabituel que ces cours d’eau aient tous un débit aussi élevé en même temps.

L’analyse portait aussi sur l’exploitation du réservoir Williston et du barrage W.A.C. Bennett sur la rivière de la Paix, en Colombie-Britannique. On a ainsi pu déterminer que la présence du barrage avait probablement réduit le débit de la rivière de la Paix et de la rivière des Esclaves durant l’été 2020. Des modèles préliminaires suggèrent que sans lui, le niveau du Grand lac des Esclaves aurait été encore plus haut pendant la saison estivale.

L’analyse n’a pas permis de répondre aux questions entourant le niveau de l’eau cet hiver, ainsi qu’au printemps et à l’été prochains, car il est impossible de savoir quelles seront les conditions. Le niveau de l’eau au cours des prochains mois dépendra de multiples variables, comme le moment et le volume des précipitations (sous forme de neige et de pluie), l’épaisseur de la glace sur les rivières et le lac, ainsi que le déclenchement et la vitesse de la fonte printanière. Les conditions actuelles sont exceptionnelles, ce qui nous empêche de faire des prédictions fiables fondées sur des modèles statistiques.

Citations

« Il s’agit d’une année exceptionnelle pour ce qui est du niveau de l’eau aux Territoires du Nord-Ouest, y compris dans le Grand lac des Esclaves. Je comprends que les résidents se posent beaucoup de questions sur les causes de ce phénomène, et aussi sur le rôle du barrage W.A.C. Bennett. Les chercheurs du gouvernement s’emploient à leur fournir des réponses, avec l’aide d’Environnement et Changement climatique Canada, de nos partenaires transfrontaliers et d’experts dans le domaine. Nous avons l’intention de continuer à surveiller la qualité et le niveau des eaux aux Territoires du Nord-Ouest, et de communiquer cette information aux Ténois. »

– Shane Thompson, ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles, gouvernement des Territoires du Nord-Ouest 

 

« Le printemps dernier a été éprouvant pour bien des Albertains du nord de la province, avec les dégâts qu’ont causés les embâcles et le niveau élevé des rivières dans la municipalité régionale de Wood Buffalo et le comté de Mackenzie. Je pense aussi à nos voisins du Nord, qui ont subi une hausse du niveau de l’eau en 2020. C’est pourquoi je suis heureux d’offrir les données de suivi de l’Alberta et l’expertise de notre personnel pour mener à bien cette analyse hydrologique. »

– Jason Nixon, ministre de l’Environnement et des Parcs, gouvernement de l’Alberta

Faits en bref

  • À l’été et à l’automne 2020, le niveau du Grand lac des Esclaves a atteint un sommet depuis qu’on a commencé à le consigner dans les années 1930. Toutes les rivières d’importance qui se jettent dans le lac affichaient aussi un niveau plus élevé que la normale.
  • Le débit de la rivière des Esclaves était exceptionnellement élevé, en raison du fort débit des rivières de la Paix et Athabasca.
  • Le débit des rivières Tazin, Taltson, Lockhart, Kakisa et au Foin a aussi atteint ou battu des records durant l’été, tout comme celui de la rivière Fond du Lac en Saskatchewan. En 2020, le lac Athabasca a atteint son deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré, sans parler de celui du delta des rivières de la Paix et Athabasca, lui aussi anormalement haut.
  • Selon une modélisation préliminaire, le niveau du Grand lac des Esclaves n’est vraisemblablement pas près de revenir aux normales historiques.
  • Les déversements plus importants qu’à l’habitude au réservoir Williston en juillet et en août 2020 sont attribuables à un débit entrant élevé au début du printemps et durant l’été.

Liens connexes

 

Pour en savoir plus, communiquez avec :

Mike Westwick

Gestionnaire des relations publiques et des communications

Ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles

Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

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