La biodiversité

Éponges

Porifères

Les porifères se sont séparés très tôt de l’arbre de l’évolution à partir du dernier ancêtre commun à tous les autres animaux. Le corps de ces organismes multicellulaires est plein de pores et de canaux dans lesquels circule l’eau de mer, ce qui leur permet d’éliminer les déchets et d’obtenir de la nourriture et de l’oxygène. Ils sont dépourvus de systèmes nerveux, digestif ou circulatoire organisés, mais ils possèdent des cellules « à tout faire » qui peuvent se déplacer dans leur corps et se transformer en n’importe quel type de cellule nécessaire aux processus de la vie.

Éponges

Malgré leur apparence singulière, les éponges sont en réalité des organismes multicellulaires très simples. Leur structure, très élémentaire, est dépourvue de tout système nerveux, digestif ou circulatoire; elle est constituée d’une chair très poreuse et d’une série de « tubes » internes qui fonctionnent ensemble pour pomper de l’eau à travers l’organisme. Ainsi, elles sont en mesure de filtrer leur nourriture de manière très efficace. Elles peuvent consommer toutes sortes d’éléments présents dans l’eau qu’elles filtrent, qu’il s’agisse de bactéries microscopiques ou de plus grosses particules végétales.

Cette structure simple est soutenue par un « squelette », soit une série de spicules ressemblant à des épines qui forment un réseau libre dans l’ensemble de l’organisme. Ces squelettes sont très importants à l’identification des différentes espèces d’éponges et constituent souvent le seul moyen de les distinguer correctement. Les TNO comptent peu d’espèces d’éponges (huit espèces connues). Elles vivent toutes dans l’océan, à l’exception de l’éponge d’eau douce (Spongilla lacustris), qui a été observée dans un lac près d’Inuvik et qui devrait être présente dans d’autres lacs des TNO.

Aucune nouvelle espèce ni aucun changement de classement n’ont été observés depuis 2016. Plusieurs noms communs ont été mis à jour afin de refléter ceux qui sont utilisés partout au Canada.